24h dans la vie d’une journaliste localière (autrement dit… moi)

Ouuuuuh, c’est un petit peu poussiéreux par ici… On va dire que c’est le soleil qui m’a retenue. Comment ça vous n’y croyez pas et il se remet à faire froid ? Oui bon ok, j’ai eu du mal à trouver le temps.

Il faut dire que depuis que je travaille pour la Manche Libre, j’ai une vie professionnelle beaucoup plus intense. Sur la suggestion d’un ami, je vais vous ouvrir les portes de ma rédaction et vous raconter… ma journée d’aujourd’hui tient !

6h00 : le réveil sonne, dur de s’extirper du lit (j’ai encore bouquiné trop tard, comprenez jusqu’à 23h)… Premier réflexe, j’allume la radio, la Matinale d’Europe 1 m’accompagne sous la douche et pour le petit-déjeuner (non je n’irai pas jusqu’à vous décrire ce que je mange au petit-dej’) avant que je la retrouve dans la voiture, puis au bureau.

7h40 : arrivée au bureau. J’aime bien profiter de l’heure avant que mon assistante arrive et surtout, avant que le téléphone ne commence vraiment à sonner pour écrire un ou deux papiers, mettre en forme les articles que j’ai pu écrire la veille au soir dans mon lit ou lister les rendez-vous de la journée. Et je lis la concurrence.

Ce matin, jour de bouclage, pas le temps de lire la concurrence, j’ai des papiers à finir de mettre en forme, des infos à mettre en ligne sur le site Internet… En gros, tout ce que la procrastination m’a fait reporter à plus tard.

8h50 : arrivée de mon assistante (quelle que soit la rédaction où j’ai pu aller jusque là, des personnes adorables qui sont de véritables appuis dans mon travail. On ne rend pas assez hommage aux « dames des bureaux » comme on dit chez nous). On se dit bonjour, petit debrief des mails et des rendez-vous, je la préviens si je vais bouger, je peux éventuellement lui demander d’appeler un correspondant local pour qu’il fasse tel ou tel sujet.

Et aujourd’hui donc, jour de bouclage, petit point sur les infos qu’il pourrait me manquer pour la page sorties-spectacles par exemple (cette semaine, on parle beaucoup Journées du Patrimoine)

A partir de 9h : c’est parti pour la course, j’enchaîne rendez-vous, passage à la rédac pour rédiger les articles, surveillance de Bison futé du coin de l’œil, publication sur le net, pétage de plomb contre le logiciel (il me trolle, j’en suis sure)…

11h : appel à la gendarmerie locale et aux pompiers pour prendre note des faits divers du jour. En général, pas grand chose à signaler, c’est calme le Sud-Manche.

Et en plus je porte très bien le casque radio, avis à Europe 1 (ou autre hein, j'suis pas sectaire)
Et en plus je porte très bien le casque radio, avis à Europe 1 (ou autre hein, j’suis pas sectaire)

Suivant le travail du jour, je me prends une pause déjeuner qui varie de 30 minutes (montre en main, en mode sandwich devant l’ordi) à 2h (celles-là sont royales, je le confesse volontiers, mais bizarrement, jamais les jours de bouclage). Aujourd’hui, la pause a sauté, j’ai mangé ma petite salade devant mon écran en tapant de l’autre main.

15h : Bouclage de l’édition de la semaine, c’est à dire que c’est l’extrême limite à laquelle je peux envoyer mes articles. Depuis le matin jusqu’à l’heure du bouclage, j’ai peaufiné mon édition, choisi la Une de l’édition, déterminé les Greniers (c’est à dire les titres en haut de la une qui annoncent le contenu de l’édition), et passé du temps au téléphone avec les différents services de la rédaction à Saint-Lo : la relecture, la mise en page, mon rédacteur en chef…

17h : Le rush se calme, je fais du tri dans toutes mes notes, je jette ce qui concerne les articles déjà écrits, je met de côté ce qui va me resservir et je commence à défricher la prochaine édition. Je liste les différents rendez-vous que j’ai dans la semaine à venir, je réfléchis aux sujets qui me paraissent intéressants à traiter, je commence à ébaucher le prochain chemin de fer en voyant quelle place me laissent les publicités…

Je rédige aussi mon intervention pour la radio du mercredi matin, à 8h30. La Manche Libre possède Tendance Ouest, et chaque semaine les chefs d’agence annoncent les titres de leur édition sur les ondes.

18h15 : je commence à ranger un peu mes affaires, et là, le téléphone sonne. Il y a un trou dans la mise en page, il va falloir rallonger deux articles. Dans ces moments là, il faut réfléchir très vite, et être efficace. On se met d’accord sur les articles à rallonger, ma collègue me les ré-attribue dans le logiciel (oui, celui qui aime bien me troller) et c’est reparti pour un peu de rédaction.

19h30 : je rentre, je mange, je traine sur le net. Et aujourd’hui, pour une fois, je prends le temps de m’occuper de mon blog qui commençait à sentir un peu la poussière pour écrire cet article que je me promettais de rédiger depuis des lustres (au moins). Bref, je devrais rejoindre Morphée d’ici une petite heure quoi…

Demain est un autre jour, d’autres tâches m’attendent, d’autres rendez-vous, de la route, mais il y a une chose qui l’emporte sur tout ça, le matin, quand le réveil sonne, qu’il soit 6h ou 8h (bien que je préfère quand il sonne à 8h quand même), j’ai envie de me lever.

J’ai cette chance incroyable, en début de carrière, alors que je ne sais même pas encore si je suis diplômée (mais ça c’est une autre histoire…), d’assumer un poste à responsabilité, d’aimer mon boulot, d’en parler avec le sourire, d’avoir l’impression de le faire bien.

Mon contrat actuel se termine dans un peu moins de trois semaines (je peux pleurer ?) et je ne sais pas ce que le future me réserve (un peu de vacances j’espère avant toute chose) mais il y a une chose dont je suis sûre, j’ai vraiment trouvé la voie qui me convient !

Publié par

lnleforestier

J'ai attrapé le virus de l'écriture il y a bien longtemps, depuis je n'ai jamais réussi à m'arrêter... et je suis même devenue journaliste !

3 réflexions au sujet de « 24h dans la vie d’une journaliste localière (autrement dit… moi) »

  1. Bonjour,
    Je viens de lire votre « journée d’une journaliste » aussi je vous joins sur cette page, afin de vous donner une information concernant la rubrique culture : cela se passe à Saint-Jean- le-Thomas, une exposition nommé « L’ entre-deux » Alain Marchal et Laurence Simon , 50 oeuvres sur le thème de la Baie à l’espace Saint Jean des arts (voir site)
    jusqu’au 4 mai. Avec plaisir de vous rencontrer (0689907966) Cordialement .
    Laurence

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