Bohemian Rhapsody les amis ?

Je ne suis pas critique de cinéma. Je ne prétends d’ailleurs pas l’être. J’ai une petite expérience en la matière et, avec le recul, je sais que ce n’est pas fait pour moi, parce que je suis trop bon public.

Une fois cette introduction faite, j’ai envie de vous parler de Bohemian Rhapsody (c’est un cauchemar à placer ce H). Biopic de Freddie Mercury ou histoire de Queen ?

Je penche plutôt pour la seconde option, après avoir vu deux fois le film (merci la carte de ciné illimitée). Pourquoi ? Parce que si Freddie est la star du film, on voit à l’oeuvre les dynamiques du groupe.

Finalement, c’est aussi l’occasion pour moi de me remémorer pourquoi ce groupe est aussi important pour moi. Je ne suis pas une « vraie » fan dans le sens où certains l’entendent. Je ne connais pas la discographie par coeur. Je ne connais pas la biographie de chaque membre sur le bout des doigts, à part quelques éléments clés.

Je ne suis pas sûre de me souvenir de la première fois où j’ai entendu parler de Queen. Il me semble que c’était au moment de la mort de Freddie Mercury. Il y avait eu des rediffusions de concerts à la télévision. Déjà, à l’époque, il y avait quelque chose qui a retenu mon attention et qui est resté dans un coin de mon esprit.

Ensuite, j’ai connu Bohemian Rhapsody. La chanson je veux dire. Dans Wayne’s world. Un film qu’un copain de mon frère avait enregistré sur Canal+. Et que j’ai beaucoup vu (film qui a la meilleure VF de tous les temps par ailleurs).

Comme beaucoup, j’ai grandit en entendant We will rock you (et en tapant dans mes mains pour faire le rythme, rythme que j’ai transmis à ma nièce de 5 ans qui le fait parfaitement), We are the champions… Queen fait vraiment partie de la culture populaire.

Et puis j’ai appris l’anglais. Et c’est là que les chansons ont commencé à faire sens pour moi. Quand je les chanterais ma voiture à tue-tête, je vis ces chansons. The Show must go on me parle profondément. Parce que parfois je me sens découragée, dépassée, que je ne suis pas sûre de pouvoir continuer. Mais le show doit continuer. Et je relève la tête. Je regarde droit devant moi et j’y vais.

Je pourrais continuer comme ça longtemps… Alors forcément, quand j’ai entendu parler de Bohemian Rhapsody (le film cette fois-ci), j’avais très envie de voir ça. J’ai aussi entendu les craintes qui s’élevaient. Est-ce que la sexualité de Freddie Mercury allait être abordée ? Est-ce que le Sida serait évoqué ?

Brian May et Roger Taylor sont producteurs du film, donc, forcément, on peut imaginer qu’ils ont eu une influence sur le film. Et, effectivement, je ne pense pas que tout soit exact. Comme je l’ai lu ici ou là, oui, l’histoire est probablement embellie.

Attention, spoiler, le film s’arrête au moment du grand concert Live Aid. Donc avant que Mercury soit vraiment malade et touché par le Sida. Donc pas de scène à la Philadelphia, on ne le verra pas amaigri par la maladie ni pousser son dernier souffle.

Ce qui transparait de ce film, ce que j’en ai retenu en tout cas, c’est toute l’énergie de Queen. C’est que c’est un groupe où chaque membre apportait sa contribution. Et quand on regarde les vidéos d’archive, on ne peut pas nier que ces quatre là avaient un truc quand ils jouaient ensemble.

Rami Malek est vraiment très bon. Son expression quand il apprend qu’il est condamné, qu’il existe des traitements mais « pas vraiment efficaces » (on est dans les années 80), que ses jours sont comptés… J’ai clairement versé ma larme. Côté ressemblance physique, je crois que le plus réussi est Brian May (cette coupe de cheveu !). Et tous ces chats ! Ils sont partout. Et vu tout ce que j’ai lu sur Mercury et ses chats, je crois que ça lui aurait plu…

Donc oui, le film est imparfait. C’est forcément le cas quand une partie des protagonistes du film en question sont encore en vie et partie prenante du projet. Ça aurait pu être un film sur Freddie Mercury et sa lutte contre le Sida. Ça ne l’est pas. Oui, le film est linéaire et fait l’impasse sur un certain nombre d’événements (on entend Under pressure mais pas l’ombre d’un David Bowie en vue, et, à mon grand regret, pas d’apparition de Montserrat Caballé).

C’est un film sur Queen, fait par une partie de Queen (la moitié du coup, Roger Taylor et Brian May comme je disais), c’est probablement un film biaisé mais, il m’a émue (aux larmes donc), j’ai pu entendre des chansons que j’adore dans une atmosphère particulière, avec la sonorisation d’un cinéma. Et c’est sans doute ça qui m’a le plus remuée. L’intensité de la voix de Freddie Mercury dans ce cinéma…

Du coup, j’ai enrichi ma playlist avec des chansons de Queen que je n’avais pas écouté depuis longtemps ! Et je n’ai pas fini de les chanter à tue-tête dans la voiture.

PS : Une référence se cache dans le titre, vous l’avez ?

Publié par

lnleforestier

J'ai attrapé le virus de l'écriture il y a bien longtemps, depuis je n'ai jamais réussi à m'arrêter... et je suis même devenue journaliste !

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