En finir avec Eddy Bellegueule – plongée en milieu populaire

J’avais acheté ce livre depuis un moment. « En finir avec Eddy Bellegueule », un titre intrigant. Et il attendait, dans son étagère, que je prenne le temps de le lire.

J’ai profité de mes vacances pour le prendre. Et je ne l’ai pas lâché avant d’avoir tourné la dernière page (et j’exagère à peine). Il y a eu beaucoup de choses écrites sur ce livre. J’ai vu, à l’époque de sa sortie, des interviews de son auteur, que je n’avais pas trouvé très sympathique. Mais le livre m’intriguait.

Il m’a fallu un peu de temps avant de parler de ce livre. Parce que je ne savais pas vraiment par où commencer (vous aurez remarqué que je n’ai toujours pas commencé d’ailleurs). Et donc, comment décrire cet objet littéraire ? Brut, je pense. Un témoignage dur, intense, sans fard, sans concession. L’auteur décrit le milieu populaire dont il est issu, sans rien cacher, sans faire dans le sentimentalisme.

Le monde dans lequel vit Eddy est dur, âpre, il ne donne pas de place aux enfants différents. Pourtant, à travers ces lignes, ces descriptions souvent peu flatteuses, j’ai eu la sensation qu’il gardait une grande tendresse pour ses personnages. Quelle est la part de réel ? Quelle est la part d’invention, qu’on retrouve même dans une autobiographie ? Je ne sais pas si l’auteur le sait lui-même, tant, quand on se raconte l’histoire de son enfance, on tend à se rappeler les choses à travers un prisme déformant…

Je ne pense pas que ce livre puisse plaire à tout le monde. Trop brutal. Perturbant. Presque malfaisant par moment. Mais on y retrouve une écriture forte. On en est d’autant plus impressionné quand on connait le jeune âge de l’auteur.

Bref. Je ne pourrais même pas dire si j’ai aimé ce livre ou pas. Il m’a marquée. Frappée. Emue aussi. Il m’a en tout cas donné envie de lire les autres livres de son auteur.

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