InfoCom Nantes en danger ?

Ou comment j’aurais pu m’énerver et partir en live mais en fait non.

Vendredi dernier, Ouest France a jeté une petite bombe sur le monde de l’InfoCom à Nantes. Un article, plus précisément, qui venait pointer un certain nombre de défaillances (réelles ou imaginaires) de la formation.

Tout et son contraire a été dit sur cet article. Le département InfoCom de Nantes a son compte de défenseurs passionnés et de détracteurs méprisant (avec une infinité de nuances entre les deux). Moi, je n’ai pas vraiment envie de revenir là-dessus. Déjà, je ne suis plus à Nantes, j’ai pris mon envol vers d’autres aventures comme on dit. Ensuite, je pense que détracteurs comme défenseurs ont de bons arguments (et des moins bons aussi). Ce que je veux, c’est donner MON avis. Et ça tombe bien, ici c’est MON blog.

L’article en question

Donc, je me suis dit, plutôt que de me jeter à corps perdu dans la bataille je vais attendre un peu (ce que j’ai fait, l’article en question a une semaine). On ne se méfie jamais trop des réactions à chaud : une fois que j’avais pris du recul et que j’avais beaucoup réfléchis à mon vécu, comparé à ma situation actuelle, mon énervement est retombé, j’avais de nouveau la tête froide.

Mon vécu à InfoCom Nantes… Tout a commencé par la décision : est-ce que j’allais tenter cet examen d’entrée ? Sur le papier, les choses étaient loin d’être gagnées. J’avais un BTS Assistant de Gestion PME-PMI depuis un peu moins d’un an, je bossais en intérim dans une banque. Qu’est ce qui allait les convaincre de m’accepter ?

Mais moi, je voulais être journaliste. J’avais décidé que je n’abandonnerai pas mon rêve. Et puis j’avais pour moi de l’expérience : 2 ans en tant que correspondante locale, 2 ans à rédiger une dizaine d’articles chaque semaines, souvent en rush le dimanche soir (oui, je sais, c’est très mal). Je rends mon dossier, en me fendant d’une lettre de motivation que j’espère atypique.

Quelques semaines après l’examen d’entrée, je reçois la réponse positive. Je me souviens encore de la joie quand j’ai ouvert l’enveloppe et lu que j’étais « autorisée à s’inscrire en Licence 3 Information-Communication ». J’ai donc passé 2 années à la fac de Nantes. L’année que j’ai préférée a sans doute été le M1, plus de créativité, plus de pratique aussi (ouais, la créativité c’est mon dada, moins la matière qui portait le nom)

Ce que j’ai retenu de tout ça ? J’ai affiné mon écriture, au contact de « vrais » journalistes, j’ai eu la possibilité d’utiliser du bon matériel. J’ai rencontré des gens sensationnels (et d’autres moins), j’ai fait des stages enrichissants aussi, grâce aux partenariats du département (ce n’est pas donné à tout le monde d’interviewer des acteurs de cinéma en stage de licence je pense).

Alors oui, j’ai quitté Nantes pour mon Master 2, mais n’allez pas croire que je n’aimais plus mon petit département bien confortable (c’était même un crève-cœur de renoncer à certains modules de Master 2). Seulement, il faut bien manger, et après avoir passé une année à bosser à côté de mon master (IMA Téléassistance bonjouuuuuur ?), j’ai axé mon choix vers un master que je pouvais faire en alternance.

Comme ça, je bosse toujours, mais au moins c’est dans mon domaine. Et puis, soyons honnête, la charge de cours à Rennes 2 est moindre par rapport à celle que j’avais à Nantes, je peux donc consacrer davantage de temps à mon précieux sommeil.

Beaucoup ont reproché à InfoCom Nantes de ne pas donner assez d’enseignements « pratiques », contrairement à des écoles privées par exemple. Peut être…

Pour ma part, quand j’ai eu besoin de conseil sur l’utilisation d’un logiciel, ou de telle ou telle technique, j’ai toujours trouvé une oreille pour m’écouter. J’ai pu échanger avec mes professeurs (en titre ou intervenants) de façon constructive et intelligente et je ne me suis (presque) jamais sentie méprisée par ceux-ci (à part un, mais il a quitté Nantes pour aller traumatiser d’autres étudiants).

Je n’en demandais pas plus à la fac. Je ne souhaitais pas apprendre des techniques millimétrées de communication. Mes compétences, je les ai construites, avec la fac bien sûr, mais aussi avec mes stages et avec ma curiosité.

Hommage à Arnaud, éminent collègue de Master 1, parce qu’InfoCom, c’est aussi une histoire de bébés loutres

Tout ça est sans doute un peu brouillon, j’écris au fur et à mesure que je pense mais ce que je veux dire en parlant de tout ça, c’est que le (ou la dans mon cas) professionnel que l’on devient ne devrait pas être formaté par notre école.

Je pense que, assez globalement, deux personnes qui sortent d’une école de commerce vont avoir des approches similaires. Deux personnes qui sortent d’InfoCom, parce qu’elles auront chacune choisi ce qui les intéresse le plus, par qu’elles auront eu la possibilité de s’intéresser à des choses différentes (parce qu’elles n’auront pas été écrasée par des volumes horaires tuants), ces deux personnes ont souvent des approches variées.

Pour toutes ces raisons, je pense qu’InfoCom Nantes vaut la peine d’être sauvé ! (et pour en revenir à la comparaison avec Rennes 2 dans le papier incriminé : totalement hors de propos, les 2 structures n’ont rien à voir et si on reproche à Nantes son caractére trop théorique, à Rennes c’est encore pire…)

Publié par

lnleforestier

J'ai attrapé le virus de l'écriture il y a bien longtemps, depuis je n'ai jamais réussi à m'arrêter... et je suis même devenue journaliste !

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