L’art de la locale en été

Enfin surtout en plein mois d’août.

Je suis sûre que vous faites partie de ceux qui râlent sur le manque de contenu des journaux pendant l’été. Ne contestez pas, je vous entends souvent.

A votre avis, pourquoi est-ce que de nombreux journaux nationaux font des numéros doubles, en mode « on vous fait un numéro pour deux semaines ça devrait le faire. » ? Et bien parce que l’été, il faut bien se rendre à l’évidence, c’est plutôt… calme. Pour ne pas dire mort. Alors évidemment, ceux qui sont dans le métier depuis longtemps, qui ont de l’ancienneté, ou des enfants scolarisés, arrivent à prendre leur vacances en août. Mais il faut bien qu’il y en ait qui travaillent, n’est-ce pas ?

Alors qu’est-ce que je mets dans mon journal en été ?

Des loisirs déjà. Quand on commence à être bien imprégné du terrain, on a certains atouts. L’Office de tourisme par exemple. Leur but à eux est d’attirer un maximum de personnes sur le territoire. Le notre ? Remplir le journal, je l’ai dit, mais aussi mettre en valeur notre territoire qu’on aime fort, il faut bien le reconnaître, à force de le sillonner en long, en large et en travers.  Ca tombe bien, ces deux buts sont compatibles. Mon édition d’été parle donc beaucoup de loisirs.

Des centres aérés. Ou accueil de loisirs. Enfin bref, les structures qui s’occupent de vos chères têtes blondes pendant que vous continuez à travailler même pas 36° à l’ombre (ce chiffre de 36° est totalement arbitraire).  Et il se passe toujours quelque chose dans un centre de loisirs : mini-fiesta, fabrication d’avions en modèle réduit, peinture avec les pieds, course d’orientation…

Parfois, on a un peu de politique à se mettre sous la dent, notamment en cette période de réforme territoriale. Mais, soyons lucides, nous ne sommes pas à Paris, donc pas de scandales diplomatiques et pas de grands mouvements…

On essaie aussi d’en profiter pour faire des portraits, mettre des personnes en avant… quand elles ne sont pas parties en vacances.

Et puis le 15 août va arriver. Et la France va reprendre vie.

Et les affaires vont reprendre. La rentrée d’abord. Les mouvements de la réforme territoriale, toujours. Les conseils municipaux vont reprendre du service. Les intercommunalités aussi. Et la vie de mon journal local va de nouveau bourdonner.

En conclusion, je crois que cette période un peu beaucoup trop calme (sauras-tu trouver la référence cinématographique dans cette phrase ?), ce n’est pas pour moi. Je préfère la frénésie à l’apathie, au moins on a plein de choses à écrire…

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