Monuments men, de bonnes idées mais…

Je suis donc allé voir Monuments men. Parce que George Clooney, parce que Matt Damon, parce que le sujet aussi, évidemment. Je vous épargne le résumé, vous êtes grands. Alors, que dire de ce film ? Je vais essayer d’être constructive mais je ne vous promets rien, ce film m’inspire tout un tas de réflexions.

MonumentsMen-team

D’abord, c’était long. J’ai bien du regarder trois ou quatre fois l’heure pendant le film. Certaines scènes semblent être là plus pour le remplissage qu’autre chose… J’ai vraiment trouvé la narration très lente, sans doute trop académique, trop lisse.

Et pourquoi introduire cet espèce de pseudo scène romantique à Paris ? Surtout que j’ai appris que le personnage de Cate Blanchett n’était pas spécialement attirée par ces messieurs dans la réalité. Bref, introduction d’une scène totalement inutile et qui fait passer les françaises pour des chaudasses (heureusement que le gentil américain est au dessus de ça). Globalement, c’est vraiment ces longueurs, la glorification des gentils américains venus sauver les oeuvres d’art, contrairement aux méchants russes qui veulent se les approprier. Alors évidemment, il y a du vrai dans tout ça, mais la guerre reste assez théorique là-dedans.

Bon, passons à ce qui m’a plu. Parce que j’ai aimé des choses dans ce film. Les trois atouts principaux des Monuments men sont pour moi Bill Murray (mais je l’aime très fort avec sa bouille de chien triste), John Goodman et Hugh Bonneville (bien loin de son rôle de Lord Grantham dans Downton Abbey ou, plus vieux, du pote un brin raté de Hugh Grant dans Coup de foudre à Notting Hill). Ce sont vraiment eux qui amènent la plupart des ressorts au film.

Bill Murray est, comme d’habitude, absolument impeccable. Je lisais un article sur lui récemment, qui disait à quel point il est talentueux, comme on l’a vu apparaitre dans Un jour sans fin et SOS Fantomes et comme il a pris une place de choix dans la filmographie de Wes Anderson. J’avoue que je ne connais pas bien John Goodman, donc je n’élaborerai pas, mais il est assez génial aussi. Et Hugh Bonneville… Raaah, il y a un truc que j’aime vraiment beaucoup dans sa bouille.

Bref, un film qui n’est pas en soi mauvais, mais qui ne casse certainement pas trois pattes à un canard comme on dit chez moi.

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