Pourquoi je suis ressortie déçue des Crimes de Grindelwald

Bon, posons les choses. Je suis fan de Harry Potter. Très fan. Du genre à aller voir The Cursed Child à Londres en achetant ma place un an et demi à l’avance. Du genre à avoir rencontrer certaines de mes meilleures amies sur un forum qui tourne autour du petit sorcier britannique à lunettes. Du genre que tu ne veux pas affronter dans un quiz Harry Potter.

Déjà, comme toute fan de livres, les adaptations ciné n’étaient pas forcément à mon goût. Trop de manques. Des choix qui nome convenaient pas forcément (ne me parlez pas, par pitié, du 6e film et encore moins de la mort de Voldemort qui est à mille lieues de celle du livre, bien meilleure).

MAIS

Je dis bien mais.

Quand, il y a deux ans, les Animaux fantastiques est sorti sur les écrans j’étais contente de retrouver le monde magique. Les sorts. Les animaux fantastiques du titre.

J’ai découvert de nouveaux personnages attachants. On ne savait pas trop dans quelle direction allait l’histoire mais on c’était sympa à voir.

J’avoue que, déjà, je n’étais pas convaincue par Johnny Depp en Grindelwald. Mais pourquoi pas…

Donc, deux ans plus tard, la suite arrive sur nos écrans (et on nous annonce un total de 5 films). Fidèle à mes habitudes de fana de cinéma, j’étais à la séance du mercredi.

Et j’ai pris une claque dans la gueule.

Pas dans le bon sens du terme.

Je me suis sentie trahie par JK Rowling. Il y a près de 20 ans, elle m’a amené le monde magique, elle m’a fait tomber amoureuse de ce monde. Elle a construit un monde complet, vivant, presque une mythologie.

Et elle nous a craché à la figure avec les Crimes de Grindelwald. Elle est scénariste du film, je ne lui trouve aucune excuse.

Elle répète dans les livres qu’Albus Dumbledore, personnage central de la saga, était professeur de métamorphose avant de devenir directeur de Poudlard. Le voilà professeur de défense contre les forces du mal pour pouvoir s’offrir une scène avec un épouvantail où Norbert Dragonneau exprime sa peur de bosser dans un bureau.

On sait, par Pottermore (site alimenté par JK Rowling qui y a livré de nombreux détails sur ses personnages), que Minerva McGonagall est née dans les années 30, comment peut-elle être prof dans les années 20 à Poudlard ? Et puis, franchement, elle est tellement hors du personnage…

On parle d’une famille Lestrange, on montre même leur arbre généalogique, mais on n’a pas la queue d’un indice pour savoir comment ils peuvent bien être de la même famille que les futurs Mangemorts qu’on retrouvera dans les livres.

Je ne parlerais même pas du twist final qui ne cadre à aucun moment avec la chronologie établie par les livres et les différents détails que JK Rowling a donné après la sortie du septième tome dans ses interviews.

J’ai passé tellement de temps à lire et relire ces livres (d’ailleurs, je suis actuellement en train de les relire). J’ai passé tellement de temps à chercher les petits détails, à calculer les dates auxquelles se déroulait l’histoire…

Donc je suis ressortie de la séance sonnée. Comme si on m’avait frappée en plein ventre. Trahie par une auteure qui m’a apporté tellement dans ma vie.

Je pourrais encore continuer longtemps sur tout ce qui m’a déçue mais on va s’arrêter là.

Et vous voulez savoir le pire dans tout ça ? J’irai probablement quand même voir le suivant…

Publié par

lnleforestier

J'ai attrapé le virus de l'écriture il y a bien longtemps, depuis je n'ai jamais réussi à m'arrêter... et je suis même devenue journaliste !

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