Touchée en plein cœur

Pour mon travail, j’ai la chance de rencontrer tout un tas de gens très intéressants.

Moi qui adore apprendre, découvrir, je suis vraiment à la fête. Parfois, il y en a certaines qui me touchent plus que d’autres. C’est le cas pour une rencontre que j’ai faite le 6 décembre dernier.

Normalement, ce n’était pas à moi de faire ce reportage, mais mon collègue a du aller en remplacer un autre et on m’a demandé d’y aller (un vrai jeu de chaises musicales). Et j’ai donc rencontré un ancien déporté, avec des élèves d’un lycée de Saint-Lô.

Je passerai donc sur le récit, vous pouvez suivre le lien pour ça. Non, ce dont j’ai envie de parler c’est ce que j’ai ressenti. Je suis restée un peu pour assister à cette rencontre, pour assister au récit de cet homme qui en a vu énormément, alors qu’il était très jeune.

Simon Igel a vu Auschwitz et il en est revenu, grâce à ce qu’on pourrait appeler un coup de chance. Il savait parler allemand alors on l’a mis dans la file de ceux qui pouvaient travailler…

Ce témoignage m’a vraiment touchée.

Toute cette dignité, cette vivacité chez cet homme qui a vu le pire et en est revenu. Aujourd’hui, il écume les lycées pour raconter son histoire, parce qu’elle ne doit pas être oubliée, parce qu’il ne veut surtout pas que ça se reproduise. Ce genre de rencontre, ces personnes, c’est vraiment quelque chose que j’aime dans ce que je fait, pouvoir transmettre ce qu’ils ont à dire.

Je ne suis finalement qu’une messagère (ce qui me va parfaitement) du message de paix de ces personnes. Parce que si à plus de 80 ans il crois encore qu’il y a de l’espoir, que nous pouvons créer un monde meilleur, et bien moi aussi j’ai envie d’y croire.

Publié par

lnleforestier

J'ai attrapé le virus de l'écriture il y a bien longtemps, depuis je n'ai jamais réussi à m'arrêter... et je suis même devenue journaliste !

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